Tokyo, ce n'est qu'un au revoir...


Visiter le Japon se fait plus facilement qu'on ne l'imagine, le pays  attire les curieux avec un environnement favorable. On trouve facilement ses repères grâce aux nombreuses indications en anglais et à l'organisation japonaise mathématique qui aide bien sur à comprendre le quotidien et son fonctionnement.


Même s'il faut donner avec les deux mains, baisser la tête pour saluer... la société japonaise est bien plus proche de la notre que ce qu'on pourrait croire. Les jeunes japonais vivent certainement une vie qui ressemble plus à ce que nous vivons en occident que ce que leur grand parents ont vécu. On voit bien sûr des jeunes employés déterminés dans leur travail mais aussi des jeunes déconnectés qui semblent avoir pris plus de temps à choisir leurs chaussures de hypster qu'avoir étudié. Mais le plus frappant c'est qu'un équilibre et une union apparaissent dans cette société où chacun semble avoir sa place et y tient pour son honneur. Tout s'équilibre sur le respect de l'autre et se centre autour du pays. Le Japon est certe un pays avec très peu d'immigration et donc une certaine homogénéité sociale mais il n'est pas pour autant fermé sur lui même. Bien que sa culture est forte et préservée, aucune propagande n'est faite. Le drapeau nationale est rarement sorti comme si le patriotisme tout de même présent, se composait seulement d'un sentiment profond et non pas d'une fierté à porter tout haut. Les restaurants étrangers sont présents en nombre, l'anglais appris et exprimé, les étrangers accueillis avec plaisir.
Au delà de sa beauté par son histoire et la richesse de sa culture, le Japon semble solidement tenir debout tel une statue bouddhiste souriante dans un esprit de sagesse. Chacun à sa vie à vivre et elle est dynamique au Japon! Chacun peut trouver sa place et s'épanouir.

C'est pourquoi je suis tombé en admiration de la société japonaise. J'espère bien devoir y vivre un jour ne serait ce pour quelques mois le temps d'un mandat. Prendre le train parmi les millions de tokyoïtes en costume cravate pour se rendre dans les tour d'affaires avec son petit bento de sushis, puis finir la journée avec ses collègues dans un izakaya par quelques verres de saké, doit être une sacré expérience dans sa jeune vie d'adulte!


Pour parcourir plus de photos sur le Japon, allez jeter un coup d'oeil à mon album Facebook!
https://www.facebook.com/media/set/?set=a.10203011853324927.1073741829.1462510894&type=1&l=d1750bcc79

Ueno et Yanaka, l'autre Tokyo comme dernière rencontre - 13 février

Ueno a gardé son air de quartier populaire hérité de la période Edo. De ce fait, parcourir Yanaka au nord-est est une dérive à travers de petites ruelles résidentielles dans lesquelles se cachent des temples par dizaines. D'ailleurs les seuls étrangers qu'on croise ont un Lonely Planet dans leurs mains, enfin ça n'empêche pas de se perdre...
Temple à Yanaka
Néanmoins le grand parc Ueno-koen offre de l'espace avec une balade au bord du lac habitant le petit temple Benten-do et surplombé par un autre : le Kiyomisu Kannon-do. Même si le lac est complètement sale par une nature morte, je me suis imaginé le voir sous un soleil d'été, on fait comme on peut non? J'ai eu les flocons, tant pis pour les fleurs, la prochaine fois je viendrai au printemps!
Remarquez tout de même que l'hiver est parfait pour fréquenter les musées qui s'alignent sur le bord du parc. 
Ueno-koen, Benten-do
Kiyomisu Kannon-do

Kiyomisu Kannon-do

Ayant déjà vu la Tokyo National Museum je me suis dirigé vers le marché... Digne d'un quartier populaire avec ses marchandises s'entassant et ses vendeurs criant à en perdre la voie, j'ai eu tout de même la surprise de voir un occidental gueuler en japonais d'aller acheter ses kebabs! Oui c'est arrivé jusqu'à Tokyo mais sans avoir beaucoup de succès visiblement...
Ameya-yokocho


Au passage, il fait bon s'y arrêter manger! Au Japon, le restaurant n'est pas si chère et la nourriture est si bonne qu'elle fait partie intégrante du voyage. Cela mérite bien un article je suis d'accord, et je le ferai si le temps me le permet!







La culture du café est aussi très répandue, enfin surtout à Tokyo. Il faut savoir que c'est très agréable pour se réchauffer après avoir parcouru les rues de Tokyo pendant plusieurs heures sous les 2 degrès!






Bref continuant vers le sud je suis allé dans le quartier d'Ikahabara ou de même les boutiques s'entassent les unes contre les autres pour vendre les même caméscopes... C'est bien sur plus diversifié que cela, comme les montres ses rues électriques.
Ikahabara

Ikahabara, by night
Ikahabara



L'heure tourne et mon départ approche, je saute dans le train Yamanote pour l'aéroport Haneda vers un peu de chaleur... enfin! Cherchant à vider ma Suica-Card (Ils sont trop intelligents les japonais, ils ont créé une carte à la fois de paiement et de transport que tu peux recharger n'importe où!), puis voulant quelque chose à grignoter à mon arrivée à Kuala-Lumpur, j'ai trouvé après dix jours de voyage un produit CANADIEN! J'ai failli croire qu'ils ne connaissaient pas ce pays, car à comparer, des produits américains et même français on en voit souvent, jusqu'à la bouteille d'eau Volvic!

Au coeur de la foule de Shibuya et Shinjuku - 12 février

Prendre le bon chemin pour sortir de Shibuya station est certainement réservé aux habitués à tel point la gare est grande et confuse. Une fois sorti, il faut bien sur partir du bon coté, mais ce qui compte c'est que  j'ai réussi à trouver le célèbre passage piéton le plus emprunté au monde : Shibuya crossing. En fait, ce n'est pas si impressionnant, surtout après quelques jours à Tokyo, mais c'est symboliquement représentatif de la foule tokyoïte quotidienne émergeant des plus grandes gares et se dispersant dans la fourmilière. Le quartier est particulièrement dynamique, deux centres commerciaux encerclent la station. Après un petit tour, je suis reparti vers le nord en direction du temple.... Bien qu'à Shibuya, je suis tombé sur un quartier relativement calme et pour une fois je me suis dit que ça semblait une bonne place où habiter a Tokyo. C'est à la fois plus reposant, connecté et vivant mais sans mini ruelles blindées de restaurants! Et c'est rare à Tokyo!
Shibuya crossing
Shibuya, ruelles
H&M, Omotesando

Bref, cela me mena plus loin à prendre Omotesando, rue sur laquelle chaque grande marque de vêtements s'est battu pour avoir le bâtiment avec la meilleure architecture. C'est très commerçant et sympa, ça permet de faire une bonne transition avant le temple. Or si on veut un peu de folie tokyoite, il devient évident d'aller sur Takeshi Street avec ses teens à la recherche de vêtements décalés. Remarquez on voit aussi beaucoup d'occidentaux de tous les âges, sacré Lonely Planet et autres guides!
Omotesando
Takeshi Street 

Je me suis ensuite réfugié dans un peu de nature avec le parc Meiji-jingū gyoen, où on peut trouver en tonneau du sake et même du Bourgogne... Le paisible temple Meiji-jingū propose au passage d'écrire sa petite prière sur une planchette, enfin comme souvent au Japon!

Meiji-jingū gyoen, Sake

Meiji-jingū gyoen, Vin de Bourgogne



















Meiji-jingū gyoen
Meiji-jingū
Meiji-jingū

Pour terminer la journée, Shinjuku n'est pas très loin mais encore une fois il faut se repérer autour de la gare! Heureusement les tours nous aident un peu. La Cocoon Tower est particulièrement belle mais celle qui concentre l'attention est beaucoup plus sobre : Government Tower. D'ailleurs ils ne manquent pas de rappeler que Tokyo sera l'hôte des JO en 2020! Après une petite vue à la tombée du soleil, j'ai effectué un passage par les rues électriques de Shinjuku. Elles sont effectivement illuminées par les lumières des enseignes et dynamisées par la foule intense et incessante. En plus c'est l'heure des sorties de bureaux et donc d'un bon restaurant!
Shinjuku
Government Tower
Cocoon Tower

Tokyo 2020
Rues électriques de Shinjuku

Tokyo, l'élégante! - 11 février

Quartier d'affaires de Shimbashi

Débutant de Shimbashi, je me suis retrouvé en plein quartier d'affaires, au milieu des jeunes employés courant à leurs bureaux. 


Mais après la traversée d'un labyrinthe de travaux j'ai pu prendre une bouffée d'air aux Jardins Hama-rikyu. Ce parc magnifique et agréable, en l'imaginant par une température nettement supérieur à 2 degrés, était le jardin impérial qui permettait au shogun d'aller boire le thé dans une maison de thé paisible et s'adonner à la chasse aux oiseaux!

Jardins Hama-rikyu
Jardins Hama-rikyu, Maison de thé

Jardins Hama-rikyu























Peu après se trouve le marché aux poissons Tsukiji, c'est le plus gros au monde, autrement dit un camp d'extermination pour poissons. Mais gardons une image hypocrite de la belle vie qu'ils auront dans notre assiette. Cette énorme machine donne au passage une touche parfumée au quartier. En tant que visiteur nous avons toutefois la possibilité de parcourir seulement quelques ruelles. Mais cela reste sympathique à parcourir en mangeant un "fish cake" sur le pouce.

En partant vers le nord sur Harumi-Dori, on voit les trottoirs de plus en plus occupés et les boutiques se multiplier. Le célèbre théâtre traditionnel Ginza Kabukiza forme une belle tâche avant de croiser Ginza Kabukiza et ses magasins de luxe : Chanel, ...

Ginza Kabukiza
Ginza Kabukiza







Chuo-dori (Ginza)
Ruelle (Ginza)
Harum-dori (Ginza)

Après avoir léché les vitrines de mes yeux, j'ai rejoint Marouchi.
Immeuble Shin-Marubiru

Immeuble Shin-Marubiru








Enfin j'ai fini mon "petit" tour dans l'immense Tokyo Station.
Tokyo Station

Tokyo National Museum, un coup d'oeil à l'art japonais - 11 février

Tokyo National Museum
Visiter la Japon et ses temples ne pouvait se faire sans creuser davantage dans l'art japonais. Pour les curieux comme moi de passage dans la capitale nippone, le Tokyo National Museum propose une brève présentation générale.

Un petit échantillon pourra aussi attiser votre curiosité!
Quelques sculptures en guise d'accueil...


Les fameux masques utilisés au Kabuki (théatre japonais) permettant ainsi d'associer explicitement des personnages à chaque acteur.


La céramique fut un art dans lequel le Japon s'est particulièremnt fait remarqué, ces pièces ne laissent aucun doute!

Le métal était aussi travaillé comme dans ce cas pour des objets de prières bouddhiste.


Bien sûr, on ne peut oublier la beauté des japonaises pendant la période Edo...


Mais la guerre n'est jamais loin, le sabre à porté de main.

La peinture est enfin admirable.